Parainage a Toulon

Publié le par asti var

 

 

  mercredi 5 juillet 2006 : Toulon parraine N’Gamet


mardi 4 juillet 2006



Vous êtes tous conviés par la LDH et Resf

à participer à l’événement !
Rendez-vous mercredi 5 juillet à 11h30,

sur le carré du port de Toulon, au pied de Cuverville.


 

 

 

N’Gamet SYLLA a 19 ans. Elève au lycée de la Coudoulière de Six-Fours (Var), elle souhaite, après son bac, poursuivre ses études en BTS de comptabilité [1].

Mais N’Gamet doit être expulsée de France dès cet été. Pourquoi ? Parce qu’elle ne possède plus de titre de séjour.

N’Gamet est une bonne élève, elle vit chez sa tante et satisfait à tous les critères d’intégration que le bon sens peut imaginer. Depuis plus de trois mois, nous soutenons sa demande [2]. Mais la préfecture refuse d’entendre raison.

Pourquoi l’administration refuse-t-elle de lui donner un titre de séjour ? Pourquoi lui demande-t-elle de retourner en Guinée ?

La réponse est simple : le gouvernement a demandé aux préfets de faire du chiffre en matière d’expulsion.

 

La "petite" N’Gamet n’est pas la seule à être menacée d’expulsion ! Plusieurs milliers de jeunes qui étaient jusqu’à présent scolarisés en France vont bientôt se trouver dans la même situation : interdits de séjour dans un pays qui accorde le droit de cité aux œuvres d’art du Musée du Quai Branly, à Paris.

Nous savons, depuis la fondation même des démocraties, qu’un pouvoir n’est légitime que dans la mesure où il n’entre pas en contradiction avec certains principes supérieurs de l’humanité, et notamment le respect des vivants et des morts, l’hospitalité, l’imprescriptibilité de la vérité. Ces lois non écrites sont au-dessus de toute législation de circonstance, et les gouvernants doivent veiller à les respecter à tout prix. Dès lors qu’ils constatent que la législation viole ces principes fondamentaux, il est du devoir des citoyens de refuser de s’y plier.

 

Au nom des femmes et des hommes qui, avec le Réseau éducation sans frontières et la Ligue des droits de l’Homme, récusent des règlements violant les principes élémentaires, nous

 

  • demandons que N’Gamet bénéficie d’une mesure de régularisation par la délivrance d’un titre de séjour lui permettant de mener à bien ses études, et

 

 

  • déclarons que, tant que la loi ne sera pas changée, nous nous opposerons aux mesures d’expulsion en offrant aide et protection à ceux qui en seront les victimes.

 

 

Toulon, le 4 juillet 2006.

 


[1] N’Gamet ne connaîtra le résultat de son bac qu’à la fin de la semaine, mais elle est d’ores et déjà admise dans une classe de BTS.

[2] La pétition lancée fin avril en sa faveur [ par : LDH, FSU, SUD-Education, SDEN-CGT, PC, PS, les Verts, SICHEM, Le Nid, Pastorale des Migrants, Attac, Ras l’Front ] a reçu plusieurs milliers de signatures.

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